Région Alsace

Région administrative du nord-est de la France, en bordure des frontières allemande et suisse.


L’Alsace compte deux départements : le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Le chef-lieu de Région est Strasbourg.


Le chef-lieu du Bas-Rhin est Strasbourg, tandis que les chefs-lieux d’arrondissement sont Haguenau, Molsheim, Saverne, Sélestat et Wissembourg.


Colmar est le chef-lieu du Haut-Rhin ; toutefois, Mulhouse en constitue la principale agglomération. Les chefs-lieux d’arrondissement sont Altkirch, Guebwiller, Mulhouse, Ribeauvillé et Thann.


Agriculture


L’agriculture en Alsace représente 3,7% de l’emploi régional et 2,9% du produit intérieur brut régional. Le secteur primaire n’est plus pour la Région une activité importante. Un peu plus de 27 000 exploitations s’étendent sur 331 000 ha, soit une surface agricole utilisée moyenne d’environ 15 ha, contre 28 ha au niveau national.


Cette très faible surface tient à la cohabitation de microexploitations en montagnes et de grandes exploitations dans la plaine. Les premières sont souvent en difficulté, forçant l’exploitant à compléter ses revenus par une autre activité (un agriculteur sur quatre) ; les grandes exploitations mécanisées, en revanche, affichent de forts rendements.


Grâce à la variété de ses sols, l’agriculture alsacienne présente des aspects très différents. Les cultures constituent 72,4% de la production agricole. La majeure partie de la plaine d’Alsace accueille des polycultures : betteraves à sucre, blé, chou à choucroute, fourrages, horticulture florale et fruitière, houblon, légumes, maïs, orge, tabac.


Sur les terres recouvertes de lœss, les rendements sont très élevés notamment le long des Vosges méridionales, au nord de Sélestat, et entre la Zorn et la Bruche dans le Kochersberg. Cette agriculture commerciale est fortement liée aux industries agroalimentaires traditionnelles de la Région. Le maïs est la principale production de la Région.


En outre, dans le Ried inondable, le drainage a permis d’assécher certaines parcelles de terre, qui ont pu être transformées en champs de pommes de terre ou de tabac.


Dans les vallonnements du Sundgau au sud, les microexploitations associent les cultures et l’élevage. Au niveau régional, l’élevage représente 27,6% de la valeur de la production agricole. Dans la chaîne des Vosges, ce sont l’élevage des bovins et l’exploitation des forêts (celles-ci alimentent l’industrie du bois, forêt d’Haguenau, forêt de la Hardt, qui prédominent).


Les collines sous-vosgiennes portent l’essentiel du vignoble alsacien, entre Thann et Saverne. La viticulture représente la seconde production régionale après le maïs. La majeure partie de la production est destinée à l’exportation. Les différents cépages de haute qualité (tous d’appellation d’origine contrôlée) bénéficient d’un microclimat chaud et ensoleillé et produisent ainsi des vins blancs fins au bouquet délicat et original : le gewurztraminer, le muscat d’Alsace, le pinot blanc, le pinot gris ou tokay, le riesling, le sylvaner (l’edelzwicker est un assemblage de ces différents cépages). Le vignoble possède également un vin mousseux de méthode champenoise, le crémant d’Alsace. Enfin, le pinot noir est le seul cépage rouge d’Alsace. Les vins rosés ou rouges se sont considérablement développés depuis vingt ans.


Industrie


Le secteur secondaire est important en Alsace, puisqu’il représente 30,1% de l’emploi régional. La Région a su exploiter sa situation de carrefour routier et fluvial européen. Malgré la crise des secteurs industriels traditionnels, l’Alsace a un taux de chômage des plus faibles de France. Elle se place, par ailleurs, au deuxième rang national pour la création des richesses.


L’industrie textile est à l’origine de l’essor industriel. Lié au coton, ce secteur connaît aujourd’hui une crise persistante, à l’instar des industries du cuir et de la chaussure, de l’habillement ou encore de l’automobile.


Toutefois, cette conjoncture défavorable est compensée par de nombreuses activités industrielles dynamiques, très souvent localisées près des cours d’eau ou des canaux.


Les industries agroalimentaires reposent pour une large part sur les traditions agricoles de la Région : raffineries de sucre, brasseries, manufactures de tabac, gastronomie régionale. Le houblon et l’orge de la plaine de la basse Alsace servent ainsi à la fabrication de la bière (Obernai, Saverne, Schiltigheim). Les brasseries alsaciennes produisent près de la moitié de la bière française.


Quant à la gastronomie, elle donne à la Région une renommée européenne et constitue une source de revenus importante (jambon et saucisses de Strasbourg, foie gras, pâtés, truite au riesling, choucroutes, poussin de grain de la Wantzenau, munster, kougelhopf, etc.).


La Région doit également sa puissance économique aux activités énergétiques : le raffinage du pétrole (Compagnie rhénane de raffinage) atteint une production annuelle de 4,2 millions de tonnes (Herrlisheim, Reichstett-Vendenheim) ; les centrales hydroélectriques sont implantées le long du Rhin (Iffezheim, Gambsheim, Strasbourg, Gerstheim, Rhinau-Sundhouse, Kembs). Associées aux centrales thermiques, elles produisent 12,3 milliards kWh. La centrale nucléaire de Fessenheim complète ce réseau de production électrique (7 milliards de kWh).


L’exploitation de gisements de potasse près de Mulhouse (1,5 million de tonnes) représente un autre atout pour la Région.


De nombreuses activités sont issues de l’exploitation forestière, comme la papeterie à Mulhouse ou l’industrie du bois à Saverne.


Les autres activités industrielles sont dispersées dans les villes moyennes qui constituent la structure urbaine dominante en Alsace.


La construction automobile est présente à Reichshoffen, à Sausheim (Peugeot), près de Mulhouse (Citroën et Peugeot) et à Strasbourg (General Motors).


L’industrie chimique est principalement représentée par Rhône-Poulenc à Chalampé et par PEC-Rhin à Ottmarsheim.


Le secteur secondaire profite, par ailleurs, à l’image de l’économie régionale dans son ensemble, du marché rhénan pour se tourner vers l’Europe centrale et l’Europe de l’Est, et plus généralement pour s’internationaliser. Près de 38% du capital des entreprises alsaciennes appartiennent à des firmes étrangères (principalement allemandes, suisses et américaines, mais également japonaises et scandinaves).


Services


Le secteur tertiaire ne représente que 59,4% de la population active alsacienne et 59,7% du PIB régional. La Région dispose cependant d’atouts significatifs pour combler ce retard : Strasbourg accueille, en effet, plusieurs institutions de l’Union européenne (le Parlement européen, composé de députés élus au suffrage universel direct depuis 1979, le siège du Conseil de l’Europe, et la Cour internationale des droits de l’homme), qui en font une métropole européenne à l’instar de Bruxelles (siège du Conseil et de la Commission européenne) ou de Luxembourg (siège de la Cour de justice), et un centre commercial, administratif et culturel influent.


De nombreuses organisations non gouvernementales sont également implantées à Strasbourg, notamment l’École nationale d’administration, ainsi que deux universités. Strasbourg est devenue un pôle majeur de biotechnologie.


Mulhouse privilégie, quant à elle, la haute technologie dans son université de haute Alsace où formation, recherche et industrie sont étroitement associées. Elle développe, par ailleurs, ses activités tertiaires à partir de relations transfrontalières étroites avec Bâle (Suisse), Fribourg et Belfort-Montbéliard (Territoire de Belfort). La Région s’est ainsi dotée de structures universitaires spécialisées afin de diversifier ses activités à haute valeur ajoutée et de devenir ainsi une technopole régionale.


l’Alsace constitue, grâce à son passé, sa culture, ses traditions et sa situation européenne, un pôle touristique de premier plan. La Région dispose de plusieurs stations de ski dans les hautes Vosges (Champ de Feu, le Holwald, le Markstein, le ballon d’Alsace, le Lac Blanc) et de nombreux sentiers de randonnées et circuits pour le ski de fond ou le vélo tout terrain (VTT). De même, les hauts lieux de la viticulture comme Guebwiller, Ensisheim ou encore Riquewihr sont devenus des destinations très prisées. L’Alsace possède quelques stations thermales notamment à Nierderbronn-les-Bains (spécialisée dans les traitements des affections digestives et rénales, et dans celui de l’artériosclérose) et Morsdronn-les-Bains (spécialisée dans la rhumatologie).


La Région gère également le parc naturel régional des Vosges du Nord. Inauguré en 1976, celui-ci couvre une superficie de 120 000 ha entre Bitche, Saverne et Wissembourg. D’autre part, une partie du parc régional des ballons des Vosges s’étend sur le Haut-Rhin. Enfin, les oiseaux porte-bonheur des Alsaciens, les cigognes, font partie intégrante du patrimoine culturel régional. Toutefois, leur population décroît depuis plusieurs années, en raison des lignes électriques aériennes de moyenne tension.


L’économie alsacienne bénéficie des capitaux allemands et suisses et du flux quotidien des travailleurs frontaliers (20 000 Alsaciens se rendent quotidiennement en Allemagne et 30 000 en Suisse). La Région tire également de sa situation géographique et de la construction européenne un dynamisme particulier.

Transports 


Le renforcement de ses voies de communication ne peut que consolider ses atouts. Ainsi, le port fluvial de Strasbourg se place au deuxième rang français (Paris étant le premier port fluvial de France) et au troisième rang rhénan (derrière les ports allemands de Duisbourg-Ruhrort et de Cologne-Godorf). Cette infrastructure représente pour toute la Région une voie navigable moderne (canalisée entre Bâle et Iffezheim) s’étendant sur 800 km. Tous les types de marchandises transitent par le port de « l’Eurocité » : combustibles, bois, produits agricoles et alimentaires, minerais, matériaux de bâtiment et travaux publics, chimie, conteneurs, caisses, etc.


À cela s’ajoutent les voies fluviales, ferrées et routières qui forment les ramifications d’un réseau régional dense reliant l’Europe occidentale à l’Europe centrale. Le Rhin place, par ailleurs, Strasbourg à 48 heures de Rotterdam et d’Anvers en navigation continue, et de nombreuses améliorations des infrastructures routières ont été réalisées. Mulhouse dispose également d’un port fluvial et d’un dense réseau de communication.


Enfin, la Région possède deux aéroports (Strasbourg, Bâle-Mulhouse) dont le trafic annuel atteint 2,8 millions de passagers. Elle s’affirme comme une région européenne aux dimensions internationales. Mais il lui faut aujourd’hui resserrer son unité régionale pour ne pas perdre irrémédiablement l’autonomie de son économie.

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