Région Auvergne

Région administrative du centre de la France, au cœur du Massif central.


La Région Auvergne réunit quatre départements : l’Allier, le Cantal, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme.


Le chef-lieu de Région est Clermont-Ferrand.


Le département de l’Allier a pour chef-lieu la ville de Moulins. Ses chefs-lieux d’arrondissement sont Montluçon et Vichy.


Aurillac est le chef-lieu du département du Cantal. Ses chefs-lieux d’arrondissement sont Mauriac et Saint-Flour.


Le Puy-en-Velay est le chef-lieu du département de la Haute-Loire. Ses chefs-lieux d’arrondissement sont Brioude et Yssingeaux.


Enfin, le département du Puy-de-Dôme a pour chef-lieu Clermont-Ferrand. Ses chefs-lieux d’arrondissement sont Ambert, Issoire, Riom et Thiers.


Agriculture


L’agriculture en Auvergne rassemble 12,7% de l’emploi régional. Cette branche économique du secteur primaire demeure une activité importante pour la Région. Elle est même essentielle pour toute une catégorie d’industries agroalimentaires.


L’Auvergne est traditionnellement spécialisée dans l’élevage. Celui-ci équivaut à 80% de la valeur de la production agricole, 67% de la surface agricole utile est consacrée aux herbages et aux cultures fourragères.


L’Auvergne a perdu en vingt ans une exploitation agricole sur deux. Ce processus a amené une extension de la superficie moyenne des exploitations qui est aujourd’hui de 46 ha contre 22 en 1970.


La majeure partie de l’espace régional relève d’une économie de montagne (élevage pastoral), où la forêt et l’élevage bovin prédominent (dans le Devès et l’Yssingelais notamment).


Le cheptel bovin s’élève à 7% du cheptel national. La vache de Salers est la principale race bovine auvergnate, mais c’est désormais la race charolaise qui domine dans l’Allier, son élevage étant orienté vers la production de viande.


L’élevage ovin rassemble 800 000 têtes (dans l’est du Cantal principalement). Dans la châtaigneraie du département du Cantal, l’élevage porcin (279 000 têtes) est intensif. On le retrouve également dans l’Yssingelais.


Les Limagnes associent l’élevage et la polyculture. Les terres noires des Limagnes de Brioude, d’Issoire, du Bourbonnais et surtout de la Grande Limagne produisent des céréales (blé, orge, avoine, céréales à paille), de la betterave à sucre, du colza, du tournesol, du maïs hybride, du tabac.


La polyculture est également pratiquée dans la Haute-Loire : céréales, productions légumières et fruitières. L’élevage laitier fournit aux industries agroalimentaires ou aux coopératives la matière première pour la production du fromage : une fourme de 40 kg équivaut au lait de vingt à trente vaches.


De nombreux fromages portent l’appellation de leur lieu de production comme la fourme d’Ambert, le bleu d’Auvergne, le cantal ou le saint-nectaire. D’autres fromages comme le cabecou de chèvre, le gaperon à l’ail, le murol ou la fourme de Saint-Anthème témoignent de la diversité de la production auvergnate.


Les élevages bovin, porcin et ovin alimentent une charcuterie tout aussi riche (tripoux de Chaudes-Aigues, jambons Maurs ou encore multiples saucisses sèches).


En marge de l’élevage traditionnel, la viticulture est toutefois présente grâce au vignoble à appellation d’origine de Saint-Pourçain-sur-Sioule au nord de l’Auvergne. Sur les coteaux de Limagne, d’autres crus sont commercialisés sous l’appellation de « côtes-d’Auvergne » (Boudes, Corent, Châteaugay).


Industrie


Le secteur secondaire représente 31% du PIB régional. Le secteur industriel de la Région Auvergne est contrasté.


Quatre ensembles distincts compartimentent l’industrie régionale : les industries liées à l’agriculture ; les industries traditionnelles en crise ; les industries spécialisées et concentrées autour du pôle économique de Clermont-Ferrand et les industries en quête d’une diversification régionale.


En aval de l’élevage, les industries agroalimentaires constituent à la fois une activité dynamisante pour l’agriculture ainsi qu’une activité industrielle porteuse pour la Région.


De nombreuses industries liées aux secteurs traditionnels en crise sont en pleine reconversion. C’est notamment le cas de la coutellerie de Thiers dans le Puy-de-Dôme et de la métallurgie de Commentry dans l’Allier.


Mais le contraste industriel tient au poids du pôle économique de Clermont-Ferrand dans la Région. La capitale régionale de l’Auvergne concentre en effet un grand nombre d’industries dans sa zone d’influence directe.


Les industries traditionnellement situées à l’est perdent de leur importance malgré la présence d’activités diverses : papeterie, verrerie, mécanique automobile, produits pharmaceutiques.


Désormais les industries se concentrent dans la vallée de l’Allier, de Brassac-les-Mines à Issoire (aluminium, constructions mécaniques et aéronautiques) ainsi qu’à Clermont-Ferrand (caoutchouc, matières plastiques, imprimerie, édition) et Riom (eaux de Volvic, industrie du bois, industrie du tabac, câblerie, produits pharmaceutiques).


La spécialisation industrielle de Clermont-Ferrand est également remarquable. L’agglomération s’impose comme la capitale nationale du caoutchouc avec l’entreprise Michelin. L’industrie date de la fin du XIXe siècle ; elle fut montée par les frères André et Édouard Michelin, créateurs du premier pneu automobile en 1895. Elle assure aujourd’hui la seconde production mondiale de pneumatiques pour l’automobile.


Loin des ports où débarquent les conteneurs de caoutchouc et loin de la capitale parisienne, l’entreprise multinationale Michelin donne à Clermont-Ferrand une envergure internationale.


Les Ateliers industriels de l’aéronautique sont également installés dans la capitale régionale. Enfin, les imprimeries de billets de la Banque de France installées près de la « cité du pneu », à Chamalières, renforcent le poids industriel de l’agglomération dans la Région.


Face à cette concentration et à cette spécialisation industrielle des pôles de diversification ont été développés. Des industries sidérurgiques, mécaniques et surtout chimiques sont également implantées dans le département comme à Commentry ou à Vichy-Cusset.


Le Cantal est à l’écart des grands centres industriels et des grands axes de communication. Même les industries de l’agglomération d’Aurillac sont peu importantes (alimentation, mobilier, produits pharmaceutiques, parapluies).


Néanmoins, les couteaux de Laguiole dans l’Aubrac font concurrence à la ville de Thiers (capitale de la coutellerie). Le Puy-en-Velay (industrie du cuir, dentelle) et l’Yssingeais (industries mécaniques, plastiques, textiles) forment les deux centres industriels solides du département de la Haute-Loire.


Dans le bassin de l’Allier, quelques industries se sont implantées comme à Sainte-Florine (constructions mécaniques et armement) et à Langeac (industries plastiques).


Montluçon accueille une aciérie, une verrerie et une industrie chimique (fabrication d’engrais par l’entreprise Saint-Gobain). Cette ville représente le second pôle industriel régional derrière Clermont-Ferrand ; elle concentre les premiers groupes industriels du département de l’Allier, notamment dans la métallurgie de qualité (constructions mécaniques et armement) et la production de caoutchouc, de matières plastiques (pneumatiques).


De nouveaux secteurs comme la beauté et la santé, l’aéronautique et la mécanique ou encore l’automobile ont effectivement diversifié les activités industrielles de la Région. Mais ces pôles de diversification demeurent encore principalement dans l’espace économique de Clermont-Ferrand.


Services


Le secteur tertiaire forme 64,7% du PIB régional. Il exprime les fragilités et les insuffisances régionales : dépeuplement du Cantal et de la Haute-Loire, unité régionale insuffisante, domination de la Grande Limagne, infrastructure autoroutière insuffisante. Mais il représente également une dynamique nouvelle, facteur d’une cohésion régionale plus forte et d’un développement réparti plus équitablement.


Le tourisme constitue une activité essentielle pour ce secteur d’activité. Traditionnellement, le thermalisme contribue à véhiculer les atouts naturels de la Région (pureté du climat, paysages volcaniques, sources minérales et thermales, etc.).


En fonction des roches traversées et des fissures volcaniques, les eaux minérales (eaux possédant des propriétés thérapeutiques) et les eaux thermales (eaux dont la température s’élève au moins à 35 °C) se chargent de substances riches et diverses.

Cette variété des eaux explique les spécialisations thérapeutiques des différentes stations thermales : les fractures et les rhumatismes à Bourbon-l’Archambault, le lymphatisme et les voies respiratoires à La Bourboule, l’intestin à Châtelguyon, les rhumatismes à Chaudes-Aigues (eau thermale à 82 °C) et à Châteauneuf-les-Bains, les voies respiratoires et l’asthme au Mont-Dore, les nerfs à Néris-les-Bains, les artères et le cœur à Royat, les affections de la peau à Sailles-les-Bains, les reins à Saint-Nectaire, l’appareil digestif à Vichy.


Le « tourisme vert » consolide désormais le thermalisme. Pour cela, l’Auvergne dispose de deux parcs naturels régionaux : le parc naturel régional des volcans d’Auvergne qui s’étend sur la chaîne des puys, le Sancy, les plateaux volcaniques du Cézallier, l’Artense et les monts du Cantal (soit près de 393 000 ha) et le parc naturel régional du Livradois-Forez qui couvre la région thiernoise, le Bas et le Haut-Livradois, les monts du Forez, la plaine d’Ambert et le pays de la Chaise-Dieu.


Le patrimoine historique auvergnat constitue une autre finalité pour ce tourisme vert : Gergovie (à 6 km de Clermont-Ferrand) a été la capitale du pays Arverne où triompha le chef gaulois Vercingétorix face à César. L’art roman est un autre témoignage du passé inscrit dans les paysages de la Région (Clermont-Ferrand, Orcival, Saint-Nectaire, Brioude, etc.).


Enfin, l’Auvergne profite de son enneigement hivernal pour proposer l’accès à plusieurs stations de ski (Superlioran, le Mont-Dore, Super-Besse).


En dehors des activités touristiques, Clermont-Ferrand est le premier centre de services de l’Auvergne. La capitale régionale abrite une université spécialisée notamment dans la recherche industrielle, les biotechnologies, la productique et l’électronique ; son campus accueille près de 15 000 étudiants.


Transports


Reliée aux grands centres industriels et aux grands axes de communication, l’agglomération de clermont-Ferrand ralentit le développement des départements, notamment celui de la Haute-Loire et du Cantal, département qui continue à se dépeupler.

Néanmoins, l’extension et la modernisation des moyens de communication (aéroports, autoroutes, voies express, électrification du réseau ferré, télématique, etc.) tendent à renforcer la Région tant dans sa cohésion interne que dans son intégration aux structures nationales et internationales.

Détails : Studio Thibaut MAZEN - Photographe professionnel
Studio Thibaut MAZEN - Photographe professionnel

J'ai fait le choix de m'orienter vers le métier de photographe.
Trois ans d'expérience au sein du même studio m'ont permis d'approfondir les différentes techniques d'éclairages, de mises en situations et de retouches.
Début 2008, je reviens poser mes...

Commune : Clermont-Ferrand
Code postal : 63100
Téléphone : 09 81 86 28 04
Site Internet : Studio Thibaut MAZEN - Photographe professionnel
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