Région Corse

Région administrative du sud de la France, correspondant à l’île du même nom, située dans la Méditerranée à 170 km au large de la côte niçoise et à moins de 100 km de l’Italie.


La Corse compte deux départements : la Haute-Corse et la Corse-du-Sud.


Bastia est le chef-lieu du département de la Haute-Corse, dont les chefs-lieux d’arrondissement sont Calvi et Corte.


Le département de la Corse-du-Sud a pour chef-lieu la ville d’Ajaccio, et Sartène comme chef-lieu d’arrondissement.


Agriculture


L’agriculture en Corse représente 10,7% de l’emploi régional (moyenne nationale : 6,8%) et 2,7% du PIB régional (moyenne nationale : 3,2%). La fertilité des sols y est globalement médiocre, ce qui explique en partie un revenu brut par exploitation inférieur de 35% à la moyenne nationale.


Les plaines littorales sont destinées aux cultures commerciales. La Société mixte pour la mise en valeur agricole de la Corse (la Somivac, créée en 1957) y a développé des exploitations intensives dont l’activité repose sur une mécanisation et une irrigation efficaces.


L’arboriculture (agrumes, pêches, nectarines, avocats, olives, poires, cerises, abricots, kiwis) et la viticulture sont associées dans la plaine d’Aleria, au sud de Bastia, dans les vallées de Gravone et du Taravo autour de Porto-Vecchio, au nord-ouest de Bonifacio, et entre Calvi et Algajola.


Les vergers d’agrumes, dont la clémentine constitue la principale production, occupent une surface totale de 2 300 ha et bénéficient des recherches agronomiques menées notamment par deux stations scientifiques implantées dans la plaine orientale : celle de San Giuliano s’est spécialisée dans l’agrumiculture, tandis que celle de Migliacciaro fait porter ses études sur l’ensemble des vergers.


La viticulture couvre une superficie de 8 500 ha environ. La production s’oriente majoritairement vers les appellations d’origine contrôlées (8 appellations contrôlées). Le vignoble de qualité se situe principalement sur les coteaux d’Ajaccio (cépage dominant : le sciaccarellu) au sud, dans la région de Patrimonio (cépage dominant : le niellucciu), à proximité de Saint-Florent et en Balagne (aux environs de Calvi et de Calenzana) au nord.


Le Cap-Corse produit également d’excellents vins sous l’appellation « coteaux-du-cap-corse » et de remarquables muscats, également d’appellation d’origine contrôlée (dont le célèbre Clos Nicrosi de Rogliano). Quelques grandes exploitations viticoles sont implantées dans le sud de l’île et de la Région : Sartène (appellation « sartène »), Figari et Porto-Vecchio (appellation « porto-vecchio »).


Les cultures fourragères sont en progression et s’étendent sur une superficie totale de 5 700 ha, dont 2 000 ha consacrés aux céréales.


Les nombreuses forêts de l’île (forêts d’Aïtone, de Vizzavona, etc.) victimes chaque année de multiples incendies, accueillent une économie de montagne, où l’élevage extensif et itinérant (bovins, caprins, ovins, porcins) constitue la principale activité agricole (fromage, charcuterie), notamment l’élevage ovin, également prédominant dans les plaines littorales. Le cheptel est principalement orienté vers la production laitière, qui alimente en particulier les caves de Roquefort dans les Causses.


Les pâtes de fromage servent également à la production de la brousse (« brucciu », fromage de brebis frais) et de la tome corse. En Balagne et dans la Castagniccia, les troupeaux de chèvres dominent, et l’élevage est parfois associé à la culture des châtaignes. Le cheptel porcin est élevé en libre pâture ; la chair des bêtes s’imprègne ainsi des parfums des fruits de la forêt (châtaignes, glands, faines) et des herbes odorantes. Grâce à cette saveur particulière, la cochonnaille corse propose des produits de renom : le lonzu, la coppa, le prisuttu (jambon cru) ou encore les figatelli (saucisses de foie).


Enfin, l’aquaculture tend à se développer. L’élevage des moules, des huîtres, des bars et des daurades dans les étangs de Diane et d’Urbino de la plaine d’Aleria figurent parmi les principales


Industrie


Le secteur secondaire emploie 7,5% de la population active corse (moyenne nationale : 22,9%) et ne représente que 21,9% du PIB régional (moyenne nationale : 29,8%). Le sous-sol de la Région ne contient pas de ressources énergétiques et ses gisements de minerais (antimoine à Vico, fer dans le golfe de Sagone, plomb argentifère en Balagne) sont insuffisants pour être compétitifs.


De plus, la Corse souffre de son insularité : les coûts de production y sont plus élevés et toute vente en dehors de l’île implique nécessairement des frais de transport également plus importants qu’ailleurs. Les débouchés de l’économie corse et de ses 4 900 entreprises artisanales sont ainsi essentiellement régionaux.


Toutefois, cette faiblesse du marché intérieur incite de nombreuses industries (95% d’entre elles comptent moins de 10 salariés) à acquérir une envergure nationale. Le bâtiment et les travaux publics (BTP) emploient 12% de la population active régionale (contre une moyenne nationale de 7,2%), la Corse ayant en effet de considérables besoins en matière d’infrastructures liées aux transports notamment.


Le marché intérieur et les industries sont concentrés dans les deux plus grandes agglomérations de l’île : Bastia, premier pôle économique de la Région, où sont regroupées les principales industries du département (tabac, bois, agroalimentaire) ; Ajaccio, second pôle industriel de l’île, abrite les plus importantes industries de la Corse-du-Sud. Enfin, Porto-Vecchio accueille l’industrie du chêne-liège et des salines.


Services


Le secteur tertiaire représente 81,8% de l’emploi régional (moyenne nationale : 70,3%) et 75,4% du PIB régional (moyenne nationale : 67%).


1 230 000 passagers transitent chaque année par le port de Bastia, 4e port français et 25e au niveau européen, et plus de la moitié du trafic de marchandises de la Région par son port de commerce. L’aéroport de Bastia-Poretta accueille 670 000 passagers par an.


Le trafic passager du port d’Ajaccio est inférieur à celui de Bastia, tandis que le port de commerce est essentiellement tourné vers l’importation de produits alimentaires, d’hydrocarbures et de matériaux de construction. Toutefois, malgré cette relative faiblesse par rapport à Bastia, l’agglomération est un centre tertiaire et décisionnel important, siège de l’Assemblée territoriale corse créée en 1992.


Porto-Vecchio est le troisième port de commerce et de voyageurs de la Région. Globalement, 60% du trafic portuaire de marchandises est importé du continent, contre 6% provenant de l’étranger. La Corse exporte 29% du trafic portuaire de marchandises vers le continent et 5% à l’étranger.


Le dynamisme du secteur tertiaire repose essentiellement sur le tourisme, principale activité et principale ressource de l’île. Le milieu méditerranéen, la riche culture corse et le maintien d’un environnement protégé (notamment dans le cadre du parc naturel régional de la Corse, créé en 1970)  permettent à « l’île de beauté » de maintenir ce pan de l’économie régionale en constant développement. En moyenne, la région accueille annuellement 1 300 000 touristes, dont plus de 600 000 pour la seule période estivale.

Le tourisme balnéaire est le plus favorisé, la Corse disposant en effet d’un riche littoral, étendu sur plus de 1 000 km. Les stations balnéaires à forte capacité d’hébergement sont principalement localisées sur la façade occidentale de la Région : Saint-Florent au nord, l’Île-Rousse, Algajola et Calvi sur le littoral de la Balagne, Porto, Cargèse, Porticcio et Propriano, dans les golfes de la côte ouest, enfin Bonifacio à la pointe sud de la Corse.


Trois stations balnéaires à forte capacité d’hébergement sont implantées sur le littoral oriental : Moriani-Plage, Solenzara et Porto-Vecchio. Certaines régions naturelles (la Balagne et le Cap-Corse au nord par exemple) sont également très prisées.


La Région possède par ailleurs plusieurs sites préhistoriques et historiques ouverts au public : Sartène, au sud-ouest ; le musée de Préhistoire corse, à Aleria, sur la côte est ; un site occupé dès l’époque néolithique puis par des Grecs de Phocée au VIe siècle av. J.-C., à Filitosa, au nord de Bonifacio; des vestiges des époques néolithique, mégalithique, torréenne et romaine.


La montagne corse connaît un succès touristique significatif ; au nord-est du monte Rotondo, Corte est un lieu de séjour estival apprécié et un point de départ pour de nombreuses excursions. De même, Vizzavona (l’une des plus belles forêts de Corse, s’étendant sur 1 526 ha), située au centre de la Région, est un site très fréquenté principalement pour ses sentiers et ses routes forestières.


Enfin, lors de la saison hivernale, plusieurs stations de sports d’hiver sont ouvertes : Muratello, dans la forêt de Vizzavona (entre 1 500 m et 2 000 m d’altitude), Évisa (col de Vergio), Haut-Asco, Soccia ou Quenza.


En dépit de ces atouts naturels et culturels, l’activité touristique reste marquée par les faiblesses économiques conjoncturelles de l’île. Le poids de l’insularité et la faiblesse du marché intérieur réduisent en effet les potentialités du tourisme et ses retombées pour l’emploi régional.


De même le réseau de transports est largement insuffisant ; le trafic des quatre aéroports (Bastia, Ajaccio, Calvi et Figari) est par exemple inférieur à celui des Baléares, les ports de voyageurs (Ajaccio, Bastia, Bonifacio, Calvi, l’Île-Rousse, Porto-Vecchio et Propriano) et le réseau des routes nationales et départementales nécessitent une amélioration. Les infrastructures d’hébergement touristiques sont également insuffisantes.


Cependant, l’équilibre est difficile à trouver entre, d’une part, l’indispensable développement d’infrastructures inadaptées à l’économie locale et, d’autre part, une exploitation des ressources touristiques de l’île (de nouvelles constructions immobilières contribueraient à menacer le littoral) ce qui nuirait gravement à l’environnement et à la nature corse jusqu’ici « préservés ».

 
Déclaration CNIL N°1636683 - Propulsé par Arfooo Annuaire © 2007 - 2016    Generated in 0.017 Queries: 4    SocialRank   Calcul du PageRank   SocialRank   CGU-CGV et Mentions Légales

L'annuaire Impresa-Web ® est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution 4.0 International - Copyright ©

Accueil - Nouveautés - Top Site - Top Notes - Top PageRank - Top Partenaires - S'inscrire - Nous contacter