Région Limousin

Région administrative du centre-ouest de la France, recouvrant les anciennes provinces historiques de la Marche et du Limousin.


La Région Limousin regroupe trois départements : Corrèze, Creuse et Haute-Vienne.


Son chef-lieu est Limoges, également chef-lieu du département de la Haute-Vienne. Ce département possède également deux chefs-lieux d'arrondissement : Bellac et Rochechouart.


La Corrèze a pour chef-lieu Tulle, et pour chefs-lieux d'arrondissement Brive-la-Gaillarde et Ussel.


Guéret est le chef-lieu de la Creuse, qui n'a qu'un chef-lieu d'arrondissement : Aubusson.


Agriculture


Le Limousin est une vieille région agricole qui a perdu une exploitation sur deux en vingt ans. La surface moyenne des exploitations a augmenté en conséquence en moyenne de 40 ha. Toutefois, l'agriculture limousine demeure un secteur important : elle concerne 15,5% de la population active régionale contre 6,8% seulement pour la moyenne nationale. Elle correspond également à plus de 7% du produit intérieur brut régional. Il s'agit avant tout d'une agriculture d'élevage (90% de la surface agricole utile est en herbages, 88% de la valeur de la production agricole régionale).


Ainsi la Haute-Vienne est le premier département producteur de viande bovine. L'élevage limousin, célèbre pour la race limousine (à pelage roux) qui domine, sauf dans la Creuse où la Charolaise est majoritaire, est renommé pour la qualité de sa viande et se consacre essentiellement à l'élevage d’embouche. Le cheptel bovin est très légèrement inférieur à 1 million de têtes et n'est pas composé exclusivement de bœufs.


En effet, la Région a aussi développé un élevage de veaux abattus à l'âge de 3 et 4 mois, activité pour laquelle elle occupe l'une des toutes premières places nationales, tout comme elle occupe une place prépondérante dans la production de génisses et de taurillons, soit à destination des abattoirs, soit vendus jeunes à l'étranger, notamment en Italie, pour un engraissement intensif.


Le Limousin s'est tourné vers l'élevage laitier, afin de diversifier ses productions. Par ailleurs, il retrouve une longue tradition d'élevage ovin et caprin. Le cheptel ovin est essentiellement destiné à la boucherie, tandis que le cheptel caprin est consacré à la production fromagère.


La place occupée par l'élevage n'exclut cependant pas les cultures, en particulier les céréales auxquelles la Creuse consacre plus de 50 000 ha. Dans ce pays de bocage, dont la partie orientale est constituée de sols pauvres et fortement boisés (les forêts couvrent 50% de la Corrèze), les structures de production sont toutefois vieillissantes : la Région compte encore beaucoup de petites exploitations familiales qui survivent plus qu'elles ne vivent, même si, comme dans les autres régions françaises, celles-ci reculent rapidement pour laisser la place à des exploitations mécanisées de grande taille.


Ce sont souvent celles-ci qui se consacrent aux cultures céréalières et fourragères en plus de l'activité d'embouche traditionnelle. Malgré ce mouvement de modernisation, le revenu agricole régional reste inférieur de 56% à celui de la moyenne nationale.


Industrie


Le secteur industriel limousin est relativement ancien, mais, concentré autour de l'agglomération de Limoges, il n'emploie que 20% de la population active régionale contre 22,8% pour la moyenne française. Signe de la prépondérance de la capitale régionale, son agglomération abrite près de la moitié des emplois industriels régionaux.


Il est vrai que son tissu industriel est diversifié : la fabrication traditionnelle de la porcelaine, à partir du kaolin local, a bien résisté à la concurrence internationale, et les firmes locales (Haviland, Bernardaud notamment) ont surmonté les périodes de crise pour se tourner vers les marchés d'exportation.


Cultivant une image de luxe et se diversifiant dans l'ensemble des arts de la table, l'industrie de la porcelaine ne néglige cependant pas les fabrications plus courantes, qui assurent de gros volumes de production. À partir de la porcelaine, la Région a développé également une industrie d'appareillage électrique en basse tension. En effet, avant l'apparition des matières de synthèse, la porcelaine servait d'isolant à ce type d'appareil électrique.


L'agglomération limougeaude accueille également d'autres entreprises spécialisées dans la construction de matériel électrique, en particulier pour les moteurs.


En revanche, l'industrie traditionnelle du cuir et de la chaussure a pratiquement disparu. Il ne subsiste de cette activité ancienne, qui traitait les peaux des bovins élevés et abattus dans la région, qu'une seule entreprise, Weston, qui, malgré la consonance anglaise de son nom, est bien un groupe français d’origine limousine.


Limoges abrite aussi une usine de fabrication de véhicules industriels liée au groupe Renault.


À l'ouest du département de la Haute-Vienne, Saint-Junien est un ancien et important centre de la ganterie.


Outre cette activité, il y subsiste des tanneries et des mégisseries ; cependant, une grande partie de l’activité industrielle de cette ville est désormais consacrée à l’industrie du papier, qui traite le bois des forêts de Dordogne et du Limousin. Le travail du bois, en particulier le bois d’ameublement, subsiste localement.


Au sud de la région, dans le département de la Corrèze, Brive-la-Gaillarde apparaît de plus en plus comme un centre industriel actif et diversifié. En effet, elle possède aussi bien des industries agroalimentaires que des activités liées à la métallurgie, à la construction mécanique, au textile ou encore à la fabrication de pâte à papier. Ce dynamisme, entravé toutefois par l'enclavement de la ville, lui a permis de prendre progressivement le pas sur le chef-lieu du département, Tulle, dont les spécialités industrielles restent limitées à la fabrication de drap et à l'armement avec la présence de la manufacture nationale d'armes de Tulle.


La Région dispose pourtant d'un important potentiel énergétique, notamment de gisements d'uranium. La production annuelle a atteint 900 000 t, mais est actuellement largement inférieure en raison du faible cours des hydrocarbures et du relatif suréquipement français en centrales nucléaires. Néanmoins, la région dispose d'un réel savoir-faire, notamment avec la Cogema à Razès, servant à la formation de techniciens spécialisés, mais aussi avec l'usine de Bessines-sur-Gartempe, où l'uranium-métal est produit sous forme enrichie. Elle est en effet la plus importante unité de ce type en Europe. Et on estime que le sous-sol limousin abrite plus de 26 000 t d'uranium, soit l'équivalent de 230 millions de tonnes de pétrole.


Services


La relative faiblesse du secteur industriel et l'enclavement important de la Région expliquent la pauvreté du secteur tertiaire. Ce dernier ne concerne que 57,5% de la population active régionale contre 63,1% pour la moyenne nationale.


L'université de Limoges tente de développer un pôle de recherche lié aux industries locales, en particulier dans le domaine de l'agroalimentaire et dans celui de l'appareillage électrique. Aussi la capitale régionale s'est-elle dotée d'un technopôle destiné à accueillir des implantations industrielles et scientifiques, ainsi que d'un vaste palais des congrès. Mais elle souffre de l'absence d'un réseau de transport performant : elle ne bénéficie pas de liaison TGV vers les autres centres urbains, et la desserte routière s'effectue encore pour une bonne part par les routes nationales.


Ainsi, la liaison vers Paris se fait par la route nationale (N 20), axe vieillissant et peu adapté aux déplacements routiers modernes en raison de son caractère sinueux. Il est vrai que le plan national Autoroutes 2 000, conçu au milieu des années quatre-vingt, vise à améliorer la desserte régionale. Ainsi, la N 20 est en cours de transformation pour devenir une autoroute moderne, vaste projet qui a toutefois pris une certain retard.


Par ailleurs, l'axe autoroutier prévu pour relier Bordeaux à Clermont-Ferrand et Lyon ne passe pas par Limoges, mais plus au sud, à Brive-la-Gaillarde.


De plus, aucun projet de liaison ferroviaire ne semble devoir désenclaver la région : ainsi, la relation TGV Paris-Toulouse passe par Bordeaux et non pas par Limoges. Ce détour est justifié par l'ampleur des travaux nécessaires à la modernisation de la ligne actuelle pour qu'elle puisse accueillir le TGV. Or le gain de temps dû à la vitesse, même en passant par Bordeaux, semble exclure la réalisation de tels travaux.


Certes, la capitale limousine possède un aéroport, mais celui-ci n'accueille que 122 000 passagers par an. Aussi une grande partie du développement régional dépend-il de la construction d'un axe moderne Paris-Toulouse-Espagne, réalisation qui permettrait de valoriser les atouts touristiques du Limousin.

En effet, la Région mise actuellement sur le tourisme vert et le tourisme culturel. Foyer de l’art roman, elle tente de faire valoir l'attrait de la manufacture de tapisserie d'Aubusson et, surtout, sa campagne célébrée par le peintre Auguste Renoir, natif de cette région.

Détails : IRFSS - Institut Régional de Formation Sanitaire et Sociale - Limousin
IRFSS - Institut Régional de Formation Sanitaire et Sociale - Limousin

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