Région Lorraine

Région administrative du nord-est de la France, en bordure des frontières belge, luxembourgeoise et allemande.


La Lorraine compte quatre départements : la Meuse, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle et les Vosges.


Le chef-lieu de région est Metz.


Le département de la Meuse a pour chef-lieu la ville de Bar-le-Duc. Les chefs-lieux d’arrondissement sont Commercy et Verdun.


Nancy est le chef-lieu de la Meurthe-et-Moselle. Les chefs-lieux d’arrondissement sont Briey, Lunéville et Toul.


Metz est le chef-lieu de la Moselle. Les chefs-lieux d’arrondissement sont Boulay-Moselle, Château-Salins, Forbach, Sarrebourg, Sarreguemines et Thionville.


Épinal est le chef-lieu des Vosges. Les chefs-lieux d’arrondissement sont Neufchâteau et Saint-Dié.


Agriculture


L’agriculture en Lorraine ne représente plus une activité importante (4,4% de l’emploi régional, alors que la moyenne nationale est de 6,8%). Elle forme 2,7% du produit intérieur brut (PIB) régional (moyenne nationale : 3,2%). Dans les montagnes vosgiennes, la taille moyenne des exploitations ne dépasse pas 18 ha, alors qu’elle atteint 70 ha dans le Barrois céréalier, la moyenne régionale étant de 41 ha. L’élevage est la première spécialisation agricole de la région ; il constitue 63% de la valeur de la production.


Tantôt l’espace agricole associe cultures et élevage, comme dans le Barrois et le nord du plateau lorrain, tantôt il est consacré à l’élevage, comme dans la plaine de la Woëvre ou sur les plateaux calcaires : 1,1 million de bovins (orientation viande et production laitière : 12 500 000 hl), 291 000 porcins, élevage ovin extensif. La région lorraine est la première région productrice de colza (18% du total national).


Dans le Barrois, dans la plaine de Woëvre et sur les plateaux calcaires de la région, la polyculture est orientée essentiellement vers les céréales : blé, orge, maïs, betterave à sucre, pomme de terre.


Toutefois, on trouve au pied des côtes, sur les terrains abrités et ensoleillés, des activités viticoles et arboricoles. Le vignoble lorrain ne produit pas de vins de grands crus, mais des vins de caractère comme les côtes-de-toul, les gris-de-bruley (aux environs de Toul et à Vic-sur-Seille) ou les côtes-de-moselle (près de Metz)(vins de Moselle).


La sylviculture est également une source de revenus pour les communes des plateaux gréseux et des Vosges. La forêt couvre 870 000 ha, soit 36% du territoire. Elle est à 68% domaniale et alimente toute une industrie du bois, 20% de la production de sapin et d’épicéa, 30% de celle du hêtre. Malgré le dynamisme de plusieurs exploitations agricoles (vallée de la Seille), toutes ces activités agricoles ne parviennent pas à endiguer l’exode rural.


Industrie


Le secteur secondaire est toujours fortement représenté en Lorraine, puisqu’il réunit 28,8% de l’emploi régional (moyenne nationale : 22,9%). Il forme 34,1% du PIB régional (moyenne nationale : 29,8%). La Lorraine a perdu l’image de région industrielle et moderne qu’elle avait depuis la fin du xixe siècle pour endosser celle d’une région en crise où toute l’économie est en reconversion.


C’est dès le xviiie siècle que l’énergie des cours d’eau vosgiens est utilisée pour installer l’industrie du coton dans les vallées du versant lorrain (Meurthe, Moselotte, Moselle, Vologne, Semouse, etc.). De nos jours, toute la filière de l’industrie textile (filature, tissage, teinture, ennoblissement, confection), en majorité vosgienne, se développe et s’équipe au fur et à mesure des progrès techniques.


Les Vosges produisent effectivement 94% du coton français, 82% de l'habillement et environ 40% des tissages. Gérardmer se spécialise dans l’industrie du lin. Près de 18 000 salariés réalisent pour l’industrie textile des produits de qualité et diversifiés (linge de maison, habillement). La moitié de la production nationale de coton provient de l’industrie lorraine (Épinal, Remiremont, Saint-Dié, Verdun). Mais le secteur textile connaît une crise sans précédent, durable et très difficile à enrayer. La concurrence internationale, notamment asiatique, remet en cause l’existence même de ce secteur traditionnel.


À cette crise s’ajoutent celles de la sidérurgie et de la production houillère, mises à mal par les deux chocs pétroliers des années soixante-dix. La Lorraine doit à ces secteurs son décollage économique.


C’est en effet en 1878 que le procédé de déphosphoration Thomas a permis d’exploiter l’énorme gisement de minerai de fer (6 milliards de tonnes) à faible teneur (environ 33% de fer). Extrait des assises de la Côte de Moselle (sur près de 120 km entre la forêt de Haye et le Luxembourg), le minerai de fer lorrain, la « minette », a alimenté durant plus d’un siècle l’industrie sidérurgique. Sa production a atteint 48 millions de tonnes en 1929, a plafonné à 62 millions de tonnes en 1962, puis s’est petit à petit effondrée (17 millions de tonnes en 1972, 2,5 millions de tonnes en 1992).


La crise sidérurgique a profondément atteint le haut pays de Briey (Homécourt, Jarny, Jœuf, Longwy), ainsi que le bassin de Nancy (Frouard, Neuves-Maisons, Pompey). La fermeture de la mine de Roncourt en 1993 a pratiquement mis fin à l’activité du bassin d’extraction du minerai de fer qui a vu ses emplois divisés par dix. Seul, le site de Bure-Tressange près d’Aumetz demeure encore exploité (100% de la production nationale).


La Lorraine a payé durement les conséquences de ses espaces économiques quasi mono-industriels : l’industrie cotonnière dans les vallées vosgiennes, les industries lourdes dans le haut pays minier autour de Briey, le long de la Chiers et de la Fentch. Pour faire front à la concurrence internationale, il a fallu augmenter les gains de productivité.


De nombreuses industries proches des industries lourdes demeurent en exercice : petite métallurgie (Saint-Mihiel, Verdun), constructions mécaniques (Bar-le-Duc, Commercy, Pont-à-Mousson), mécanique de précision, construction automobile (Forbach, Metz, Saint-Avold, transports en commun à Ligny-en-Barrois), industries métallurgiques (Remiremont).


Mais le redressement passe principalement par une politique de reconversion de l’économie lorraine. Celle-ci s’appuie sur deux axes. Le premier axe se fonde sur la création de pôles de conversion en 1984 dans la vallée de la Meuse, à Longwy et à Thionville.


Il s’agit, à partir d’une aide publique, de favoriser la création d’entreprises, le reclassement du personnel des entreprises qui se restructurent et, enfin, d’améliorer l’environnement.


Le second axe a pour objectif de développer de nouvelles industries à forte composante technologique (électronique, plastique à Toul, tissu synthétique pour pneumatiques, fax, etc.). Ce domaine est fortement lié aux pôles technologiques de la région.


Enfin, un secteur secondaire tantôt spécialisé, tantôt diversifié, a réussi à se maintenir. L’industrie du bois, concentrée dans les Vosges où 60% des établissements sont implantés (ce qui représente un emploi sur deux) conserve quelques atouts, malgré d’importantes difficultés : meubles à Ligny-en-Barrois et à Sarreguemines, meubles, contre-plaqué et papeteries dans la forêt vosgienne.


Il en est de même pour l’industrie chimique (Dombasle-sur-Meurthe, Carling, Saint-Avold, Épinal).


D’autres activités dépassent le cadre régional, notamment la céramique (Ligny-en-Barrois, Lunéville, Saint-Mihiel), la verrerie et la lunetterie (Abreschviller, Ligny-en-Barrois, Sarreguemines, Saint-Dié) ou encore la cristallerie (Baccarat, Dabo, Vannes-le-Châtel).


Les industries agroalimentaires contribuent à diversifier les activités : produits laitiers et viande à Bar-le-Duc, pâtisserie à Commercy, confiserie à Verdun, brasserie à Champigneulles, biscuiteries, confiseries, pâtes alimentaires à Nancy, usines laitières de Bénestroff, brasseries de Sarrebourg.


Quant à la gastronomie, elle donne à la région une renommée européenne et constitue une source de revenus non négligeable (potée, quiche, pâtés de veau et de porc, géromé, ramequin, madeleines de Commercy, macarons et bergamotes de Nancy, dragées de Verdun, mirabelles des vergers, etc.).


Enfin, dans la vallée de la Seille et autour de Varangéville et de Dombasle-sur-Meurthe ont lieu l’extraction, le raffinage et la transformation du sel (production annuelle de sel gemme : 103 000 t).


Services


Le secteur tertiaire rassemble 66,8% de l’emploi régional (moyenne nationale : 70,3%). Il forme 63,2%  du PIB régional (moyenne nationale : 67%). Il offre à la région de Lorraine divers atouts pour soutenir sa politique de reconversion et s’orienter vers d’autres voies de développement.


En amont des industries de pointe, la région s’est dotée d’un technopôle (technopôle Metz 2000) centré sur la communication et le logiciel et d’un parc technologique (Nancy-Bradois-Innovation) spécialisé dans le domaine des biotechnologies. Ils complètent l’université de Metz ainsi que les instituts scientifiques et techniques, l’École des mines et les centres nationaux d’enseignement et de recherches forestières de Nancy. Épinal et Longwy possèdent leur propre Institut universitaire technologique (IUT). Avec plus de 300 laboratoires, l’université lorraine est très dynamique.


Désormais, le tourisme est un secteur d’activité privilégié, très diversifié et en pleine expansion. La Lorraine propose divers parcs de loisirs et d’attractions. Elle a également su valoriser son patrimoine culturel. Les musées des Mines de fer de Lorraine (Aumetz et Neufchef) rappellent le passé glorieux de la « Lorraine noire ».


Le Hackenberg (le plus gros ouvrage de la ligne Maginot sous 160 ha de forêt) et l’ossuaire de Douaumont (vaste nécropole près de Verdun où reposent les corps de 130 000 combattants français et allemands inconnus) témoignent du douloureux passé de la Lorraine.


D’autres musées présentent les savoir-faire traditionnels de la région (écomusée et galerie d’exposition-vente sur l’Imagerie d’Épinal fondée en 1796).


La région met en valeur ses paysages avec notamment le parc de loisirs de la forêt de Haye à l’ouest de Nancy (9 000 ha).


Certains étangs de la plaine de Woëvre ont été transformés en bases nautiques (lac de la Madine). De même, les bases nautiques du pays des Étangs (Mittersheim, Lindre, Stock), les paysages du pays de Bitche et des Vosges mosellanes contribuent à revivifier la région. Celle-ci gère également le parc naturel régional de Lorraine créé en 1974 (200 000 ha) et s’étendant sur deux zones distinctes de part et d’autre du sillon mosellan.


Une partie du parc naturel régional des Vosges du Nord (120 000 ha) déborde en Lorraine. Le thermalisme complète le secteur touristique. En effet, de nombreuses stations thermales sont implantées sur le versant lorrain des Vosges et sur le plateau lorrain. La « plaine des Vosges » offre des eaux froides riches en minéraux : Vittel et Contrexéville soignent les affections des reins et du foie et exportent des millions de bouteilles d’eau minérale dans le monde entier (industries d’embouteillage les plus importantes du monde avec celle d’Évian).


Dans « la montagne des Vosges », ce sont les eaux thermales qui dominent : Plombières-les-Bains (sources proches de 80 °C) est réputée pour les traitements des rhumatismes et de l’entérite, Bains-les-Bains pour ceux des affections du cœur et des artères, Luxeuil-les-Bains pour celui des maladies gynécologiques, Amnéville-les-Thermes pour les traitements des affections des voies respiratoires et des rhumatismes.


Enfin, la Lorraine profite pleinement de sa situation de région frontalière. Près de 15% du capital des entreprises est détenu par des firmes étrangères. Metz dispose d’un Institut européen d’écologie, et la région s’est engagée dans le nouveau pôle européen de développement de Sarlorlux (qui associe les régions de la Sarre, de la Lorraine et du Luxembourg).


Ce programme européen doit favoriser la reconversion et le développement des trois régions voisines. La Lorraine s’est libérée des politiques économiques passées, sans pour autant renier cet héritage. Forte de son identité régionale et d’une intégration de plus en plus poussée dans l’Union européenne, elle doit désormais atteindre un seuil d’activités économiques suffisamment solide et diversifié pour enrayer le déclin démographique.


Transport


La Lorraine modernise ses voies de communication pour faciliter l’accès aux activités tertiaires, mais aussi pour améliorer la compétitivité de ses industries et attirer les investissements. Metz est ainsi devenue un carrefour de communication entre l’Europe de l’Ouest et de l’Europe de l’Est, mais également entre celle du Nord et celle du Sud.


Le TGV-Est et la création d’un aéroport commun Metz-Nancy-Lorraine à Louvigny ne peuvent qu’améliorer les voies de communication.


Metz est le premier port fluvial céréalier d’Europe.

Détails : Institut de Formation Professionnelle Sanitaire et Sociale - Alsace Lorraine
Institut de Formation Professionnelle Sanitaire et Sociale - Alsace Lorraine

Croix-Rouge Française
Retrouvez au sein de l'IRFSS, Institut Régional de Formation Sanitaire et Sociale, l'ensemble de l'offre de formation en Lorraine, des écoles de Nancy, Metz et Lunéville.
Formation initiale, formation continue, préparation au concours...

Commune : Metz
Code postal : 57070
Téléphone : 03 87 75 60 20
Site Internet : Institut de Formation Professionnelle Sanitaire et Sociale - Alsace Lorraine
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