Région Nord Pas de Calais

Région administrative du nord de la France, baignée par la Manche et la mer du Nord, et qui s’étend le long de la frontière avec la Belgique.


La Région Nord-Pas-de-Calais regroupe deux départements : le Nord et le Pas-de-Calais.


Son chef-lieu est Lille, également chef-lieu du département du Nord. Celui-ci compte aussi cinq chefs-lieux d’arrondissement : Avesnes-sur-Helpe, Cambrai, Douai, Dunkerque et Valenciennes.


Le Pas-de-Calais a pour chef-lieu Arras, et pour chefs-lieux d’arrondissement Béthune, Boulogne-sur-Mer, Calais, Lens, Montreuil et Saint-Omer.


Agriculture


Partagée entre culture et élevage, l’agriculture est sous-représentée dans l’économie du Nord-Pas-de-Calais. En effet, elle n’emploie que 4,5% de la population active régionale contre 6,8% pour la moyenne nationale. Elle représente, cependant, grâce à la richesse de ses terres, 4% du produit intérieur brut régional contre 3,2% pour la moyenne nationale.


Le Nord-Pas-de-Calais est effectivement le 2e producteur français de pommes de terre avec une production annuelle de 1,5 million de t, le 3e producteur de betteraves sucrières avec un volume de 4,2 millions de t par an et le 4e producteur de blé avec une production annuelle de 2 millions de t, soit 7% de la production française.


Le cheptel régional compte plus de 800 000 bovins et plus de 730 000 porcins. La Région a su tirer profit de sa richesse agricole pour développer son industrie agroalimentaire, notamment en produisant du sucre (betterave), de la bière (houblon) et de la farine (blé).


Le secteur de la pêche s’est également développé sur les côtes régionales et sur l’ensemble de la Manche. Boulogne-sur-Mer, premier port halieutique français et l’un des tout premiers en Europe, assure 70% de la production du poisson surgelé français. C’est le premier centre européen pour les échanges de produits de la mer.


Industrie


L’industrie joue un rôle essentiel dans la Région. Celle-ci a été au XIXe siècle l’un des berceaux de la révolution industrielle française. Depuis plusieurs années, le tissu industriel du Nord-Pas-de-Calais souffre d’une crise de reconversion, d’où le déclin des activités traditionnelles, mais aussi l’émergence croissante de nouvelles activités.


Le Nord-Pas-de-Calais est avant tout un vaste bassin houiller qui s’étend de Béthune à Valenciennes, sur une distance d’environ 120 km de long sur 12 km de large. Son exploitation commence dès le XVIIIe siècle, mais elle est sans cesse freinée par l’irrégularité et l’étroitesse des veines, ainsi que par la présence de nombreuses failles dans des gisements.


L’exploitation du bassin houiller est à son apogée à la veille de la Première Guerre mondiale, avec une production annuelle de 30 millions de t (1913) et se maintient jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Mais, depuis cette date, la production ne cesse de s’affaiblir : on extrait, au milieu des années soixante, 25 millions de t, en 1975, 7,7 millions de t et, en 1990, 0,5 million de t. L’exploitation houillère, peu rentable aujourd’hui, disparaît lentement face à la concurrence étrangère.


Néanmoins, de nombreuses friches industrielles, ainsi que de nombreux terrils, rendent compte de l’hégémonie passée de cette activité régionale. Les houillères conservent par ailleurs une grande puissance économique en raison notamment de l’importance de leur patrimoine foncier, mais aussi parce qu’elles restent chargées de la gestion des mineurs retraités.


Elles ont également entamé une réorientation de leurs activités et de leur savoir-faire, en particulier dans le domaine de la construction, mais aussi dans celui de l’ingénierie minière.


Le Nord-Pas-de-Calais produit un tiers de l’acier français, et la métallurgie est le premier secteur industriel régional. Traditionnellement, la sidérurgie utilisait le charbon local et le minerai lorrain pour produire de l’acier. Désormais, en raison des coûts de production, la sidérurgie du Nord-Pas-de-Calais travaille à partir de minerais importés.


Pour cela, elle a opéré une reconversion géographique : les usines situées à l’intérieur des terres ferment progressivement au profit du complexe industriel du port de Dunkerque. C’est là que de nouveaux sites sidérurgiques ont été aménagés dans les années soixante, bénéficiant de la proximité des installations portuaires.


La réussite est indéniable : les quatre hauts-fourneaux de la société Usinor, à Dunkerque, produisent un quart de l’acier français, formant l’un des complexes sidérurgiques les plus performants et les plus modernes d’Europe. Ce complexe doit toutefois affronter la concurrence internationale et la baisse constante de la demande internationale et nationale.


Dunkerque dispose par ailleurs d’un site spécialisé dans la sidérurgie fine, notamment dans la fabrication de roues et d’essieux de chemin de fer, ainsi que dans celle de tiges de forage pétrolier. Outre le minerai de fer et le charbon, le port importe de la bauxite.


Une centrale électrique, située dans la banlieue de Dunkerque, fournit l’énergie nécessaire à la transformation de cette bauxite en aluminium. Cette fabrication est réalisée dans une usine appartenant au groupe Péchiney, qui s’est assuré des débouchés en installant à proximité une usine de fabrication de canettes pour boissons gazeuses. Ces canettes sont destinées en grande partie à la société Coca-Cola, qui dispose ainsi d’une unité de production et de mise en bouteille.


Le Nord-Pas-de-Calais et Dunkerque bénéficient d’importantes possibilités de reconversion industrielle et ne se limitent pas à ces activités minières et métallurgiques.


Ainsi, l’industrie textile s’est imposée et est devenue le second employeur régional avec près de 80 000 salariés, soit le tiers des effectifs nationaux de ce secteur.


Le Nord-Pas-de-Calais est toujours la première zone lainière française. Cette spécialité est concentrée dans la région de Roubaix-Tourcoing, tandis que la vallée de la Lys produit 95% du lin français, et que les agglomérations de Calais et Cambrai fournissent 80% de la dentelle nationale.


Le Nord-Pas-de-Calais produit également du fil, des tissus d’ameublement et du coton tissé. Il a également développé l’industrie du verre, en particulier avec les Verreries-Cristalleries d’Arques, mais aussi avec les sites de Boussois et d’Aniche, qui réalisent une part essentielle de la production nationale de verre plat.


Le secteur chimique est représenté par un grand complexe de raffinage associant Dunkerque et Valenciennes. En outre, la Région est un important centre de construction de matériel de transport puisque 10% de la production automobile française (Renault à Douai et Peugeot à Bouchain) et 50% de celle du matériel ferroviaire y sont réalisés.


De nombreux sous-traitants sont installés dans la Région, en particulier dans le domaine de la carrosserie industrielle, de la fabrication de moteurs et de boîtes de vitesses. L’industrie mécanique représente 40 000 salariés dans la Région, soit le troisième rang national.


Une autre spécialité est la VPC, ou vente par correspondance. Elle emploie 15 000 salariés dans la Région, qui réalise ainsi 60% du chiffre d’affaires français dans ce secteur et accueille les deux premières entreprises nationales : La Redoute et Les Trois Suisses.


Services


Le secteur tertiaire s’est affirmé dans le Nord-Pas-de-Calais, notamment à Lille, métropole européenne jouissant d’une excellente situation géographique. La Région abrite plusieurs universités dont trois à Lille, qui est le troisième campus de France, une à Valenciennes et plusieurs établissements d’enseignement supérieur dans diverses villes de la Région.


Située au cœur géographique du principal espace économique européen, à moins de 200 km de Paris, Londres, Cologne, Anvers et Bruxelles, la Région dispose d’un réseau de transport particulièrement important.


Le Nord-Pas-de-Calais est également un carrefour maritime grâce à ses ports, dont les plus importants sont Dunkerque, qui, avec un trafic marchandises de 39 millions de t, occupe le 3e rang national et le 9e européen, et Calais, qui est le 2e port européen pour le trafic de passagers. Les multiples liaisons quotidiennes entre Calais et l’Angleterre permettent d’accueillir plus de 10,5 millions de passagers, ce qui situe ce port au 1er rang français pour le trafic passagers. Boulogne, avec 2,7 millions de passagers à destination de l’Angleterre, est le 2e port de passagers français et le 11e européen.


Ces différents ports sont desservis par un réseau routier et autoroutier particulièrement dense : la Région bénéficie de liaisons Paris-Lille-Anvers, Paris-Valenciennes-Bruxelles, Paris-Arras-Calais, Boulogne-Calais-Dunkerque et Dunkerque-Valenciennes.


Le tunnel sous la Manche et la liaison TGV directe vers Paris et (contournant Paris par Roissy) vers Lyon, Bordeaux ou Nantes en facilitent l’accès. Grâce à cette liaison, la ville de Lille peut se définir comme une métropole tertiaire fortement ouverte sur l’extérieur et valoriser son centre d’affaires baptisé « EuraLille  ».


Cet important réseau de transport s’appuie sur un ensemble urbain dense, composé de la conurbation de Lille-Roubaix-Tourcoing à laquelle s’ajoutent la ville nouvelle de Villeneuve-d’Ascq et de nombreuses villes moyennes dont le développement est souvent lié à la révolution industrielle du XIXe siècle.


Seul le littoral sud-ouest est moins urbanisé. C’est là que se trouvent les deux principales stations balnéaires du Nord-Pas-de-Calais : Berck, sur la Côte d’Opale, et « Le Touquet-Paris-Plage ». Compte tenu du climat régional, ces deux stations ont surtout une clientèle locale, bien que Le Touquet ait été, autrefois, une station renommée, notamment pour son casino.


La vie culturelle de Lille et sa région s’organise tout au long de l’année autour de nombreux événements artistiques. Les festivals, les musées (dont le musée des Beaux-Arts entièrement réaménagé et rouvert au public en 1997), les théâtres (un nouveau théâtre a été inauguré à Valenciennes en 1997), l’opéra, le spectacle de rue, notamment à Lille, marquent un véritable renouveau culturel de la Région.

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